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Toutes les grandes DSI doivent revoir leurs
processus afin de produire des résultats
transparents conformes à la réalité
du business. Ce sont les règles dites
Sarbanes-Oxley pour les sociétés
cotées aux USA, IAS/IFRS et Bâle
2 pour celles cotées à Paris.
Certains groupes ont sainement réagi
en reprenant l'existant et en validant les
écarts par rapport aux exigences de
ces règles. Une approche pragmatique
et efficace, car le cur même du
fonctionnement opérationnel n'est pas
remis en cause, mais une attention est portée
sur les écarts.
D'autres groupes se sont repliés sur
les règles du Cobit dictées
par la communauté financière.
Mais ces règles sont trop lourdes pour
être érigées en lois.
Elles ont été conçues
pour que l'audit de tels processus puisse
être exécuté par de jeunes
diplômés qui n'ont qu'à
cocher des cases, tant la richesse de la méthode
permet de couvrir la majorité des cas.
Ce trop d'intelligence de la méthode
du Cobit sécurise en première
analyse une décision en sa faveur mais
il tue une décision réfléchie
qui aurait eu l'intelligence de revoir les
règles en usage sans tout remettre
en cause !
Ensuite, vous aurez à revoir certaines
de vos applications. Soyez prudent. Un excès
de zèle dans la préparation
d'un projet par nature complexe peut aisément
aboutir à une croissance exponentielle
de sa complexité. Trop d'intelligence
tue l'intelligence. Il est préférable
d'avoir des spécifications plus restreintes
afin de rendre ce projet plus rapidement opérationnel.
C'est la politique des petits pas.
Ce piège s'illustre aussi dans la
difficulté que rencontre une équipe
lorsqu'elle sait ce qu'elle doit faire, ce
qu'elle veut faire pour améliorer un
processus, une application, un mode opératoire,
un service client et que son management reste
autiste à ses propositions. La base
a l'intelligence du terrain et le management
a l'intelligence du pouvoir. Trop souvent,
ce dernier ne veut rien changer par crainte
de devoir agir ou par méconnaissance
du terrain. Comment pouvez-vous imaginer un
management trop intelligent capable de ressentir
ce qui se passe dans la vraie vie d'une entreprise
lorsque ce dernier n'a été que
peu confronté à la réalité
du Client, n'a connu que les lambris des grosses
structures ; ou pire encore, a été
éduqué par un système
qui n'apprend qu'à réfléchir
et non pas à penser pour agir.
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